Surfaces plantées dans le monde : à 7,495 millions d’hectares, le vignoble baisse encore de 1,2% (-94 000 ha) et atteint son plus bas historique.
Production : « il s’agit à nouveau d’une production globale de vin qui peut être qualifiée de faible, voire de très modeste » entre 262,1 et 269,4 millions d’hl à +0,2% vs 2010.
Consommation : entre 237,4 et 246,4 millions d’hl soit +0,7% avec une franche reprise en Europe (France : 29,9 soit + 1 million d’hl et +3,5%) à l’exception de l’Italie et du Royaume Uni (12,8 soit -3%) et la poursuite de la croissance ininterrompue aux États-Unis : 28,5 (+3,3%).
Oui, pour la 1ère fois depuis 2006, la consommation globale de vins est en hausse en France.

Équilibre du marché :
si on ajoute à la consommation les +/- 35 millions d’hl nécessaires aux marchés de brandy, alcools et autres vinaigres, on arrive à une sous production entre 3 et 20 millions
d’hl, une situation chronique depuis le début des années 2000. « Il est donc nécessaire de recourir aux stocks d’alcools viti vinicoles ».
Exportations : pour la 1ère fois le marché d’exportation dépasse les 100 millions d’hl (à 103,5 millions d’hl) soit une hausse de près de 8%. Et dans ce contexte, ce sont les pays de l’Union Européenne qui tire leur épingle du jeu (Italie +11%, Espagne +26%) alors que s’essouffle le modèle du nouveau monde (-10% pour le Chili et l’Australie).
La France elle progresse de 5% soit bien moins que la moyenne du marché et voit donc sa part de marché atteindre un plus bas historique à 14,1% contre 23,5% pour l’Italie et pour 21,5% pour l’Espagne.
Certes la part des vracs exportés dope la croissance mais l’Italie développe un modèle essentiellement bouteilles proche de celui de la France.
Source et citation : note de conjoncture OIV mars 2012.